Sur ce blog seront contées mes aventures au Quebec pendant trois mois, y compris mon stage de validation de masterII à l'Institut des droits de l'Homme de Lyon, qui est le but de ce voyage et qui se déroule au Bureau International des Droits des Enfants à Montréal.

26 avril 2006

Lexique Québecois

Aujour'hui, une fois n'est pas coutume, j'ai envie de moins parler de moi et de plus présenter mon pays d'accueil, notamment les petites drôleries du langage quebecois.
Alors... d'abord un beau paradoxe à souligner. Ils ne veulent pas parler anglais, ce qui fait qu'on ne dit pas week end mais fin de semaine, on dit pas happy end mais dénouement joyeux, pas chewing gum mais gomme et puis la prononciation de mots anglais se fait souvent avec l accent français.
Ils se moquent des français qui utiliseraient plein de mots anglais alors que eux aucun, et, parleraient finalement un français beaucoup plus correct que nous... c est ça ouai, c'était sans compter sur mon sens de l'observation... parce qu en fait ils ont francisé plein de mots anglais sans s en rendre compte, par exemple ils appliquent pour un emploi, ils trouvent une ville sécure... Puis ils utilisent plein de mots anglais qu ils féminisent a tous les coups : ma job, ma toast etc etc
Mais c est vraiment amusant parce qu ils utilisent tous ces mots et a coté de ça ils vont bloquer sur d'autres choses, comme par exemple Scarie Movie 4 qui est sorti, ils le traduisent en Film de peur 4! La preuve ??



Enfin, sous un regard etranger c est vraiment tres amusant!
Sinon leurs grandes surfaces c est des Pharmacies, du coup au début je cherchais partout sans jamais croiser de magasin ou acheter du shampoing etc bah c est à la pharmacie pardi!
Sinon il y a aussi le Dépanneur, notre 'arabe', d ailleurs quand on m a demandé comment on appelait nos petites épiceries ouvertes toute la nuit j'ai réalisé que ça craignait vraiment mais que y avait pas d'autre qualification pour les nommer...

Coté mots marrants maintenant j en découvre tous les jours mais je les oubli aussi vite, comme les bonnes blagues sur les blondes que t'es incapable de répéter! Mais il me reste quelques exemples en tête... bon le chum c est ton copain, mais aussi ta bande de potes, tes chums. Ta blonde c est ta copine. Ils utilisent tout le temps 'pagné' mais ca veut dire plein de trucs donc je demanderai à Simon de me lister tous les sens pour vous faire un cours plus exhaustif.
Crouzer c est draguer, quelqu'un de poche c est un peu con, un blaireau quoi. Ils disent tout le temps c est plat aussi (prononcer le T final, à chaque fois d ailleurs c est comme pour fait, tout, on prononce toujours le T... suffit d imiter Chirac et vous serez dans le coup ici!!)ca veut dire fade, ennuyeux...
Recapitulatif des repas : le matin c est le dejeuner, le midi c est le diner et le soir c est le souper! Puis jamais de gouter, en soupant à 18h en meme temps... mais je m y suis faite finalement.

Bon pour les structures j en ai deja parlé, ils disent tu tout le temps aprés le verbe, peu importe le pronom. Par exemple on dit Vous allez tu bien ? Et ta blonde elle a tu crouzé cette fin de semaine là ?
Bon le là final ca c est incontournable, bien que ca dépende pas mal des gens, et puis des "comme" partout aussi. Mais vous inquietez pas ils se moquent bien de moi aussi, il semblerait que les français disent toujours 'du coup'... et du coup Catherine le dit tout le temps et puis moi jlui répond 'c est pas pire', qu est ce qu on s amuse!!!!!

Ils disent tout le temps c est le fun, puis Tabernac ya que moi qui le dit, ici c est plutôt Fuck a tout va, surtout quand le Canadien se prend un but!!!
D ailleurs on fait les séries, pour passer la deuxième étape faut qu on gagne 4 games sur les 7, on a remporté les deux premiers... aprés deux périodes de prolongations insoutenables!! Enfin c est bien parti alors croisez les doigts pour nous! Jvais arrêter de niaiser un moment et retourner à ma job là! Bises xxx

24 avril 2006



Cathou et moi

Cap d'aller jusqu'au bout??

Petit préambule explicatif nécessaire :
Comme votre sens de l’observation vous l’aura fait remarquer, il y a une grosse coupure sur ce blog, certainement insoutenable pour ceux qui voulaient me suivre au quotidien…
Mais par chance, je tiens mon journal donc, je joins mes aventures depuis mon arrivée jusqu’à aujourd’hui. Evidemment tout d’un coup ça fait beaucoup mais rien de vous oblige à tout lire, mais si vous le souhaitez au moins c’est possible ! Puis je vois pas pourquoi je me justifie après tout c’est mon blog à moi alors j’y colle des pavés si j’en ai envie !!!
Du coup cette page c’est le début, donc depuis mon arrivée le 27 mars, puis celles du dessous c’est la suite et celles de dessus c’est maintenant et à venir ! C’est simple ! Bonne lecture !!!

Le départ : j’ai peur mais je fonce !
(lundi 27 Mars 2006)

Tout va très vite finalement et on n’a pas beaucoup de temps pour paniquer ni même réfléchir durant les préparatifs. Puis le jour J arrive, le départ pour l’aéroport le cœur serré et la gorge nouée.
Le pire, ce sont les deux heures qui suivent l’enregistrement des bagages et qui précèdent l’embarquement. On est partagé entre l’envie qu’elles s’éternisent pour profiter de mes parents présents et pour retarder le grand saut, en même temps on a hâte d’abréger cette situation inconfortable et d’en venir au concret, de se lancer pour de bon.


Mes parents, un poil tendus avant mon départ!

Ma bombe lacrymogène, dans mon sac à main comme à son habitude, sera confisquée au départ, mon sandwich-rillettes lui, pris en otage par les douanes à l’arrivée…
Je pleure un peu en attendant de monter dans l’avion mais moins que je ne l’aurai pensé finalement, je deviens presque grande, puis je me retrouve assise à côté d’une gentille grand mère partie voir ses petits enfants canadiens. Elle fera donc le même voyage que moi, ce qui me rassure un peu pour mon escale trop courte à Munich (40 minutes) que je redoute depuis que j’ai acheté mes billets un peu trop précipitamment sur internet.
Ce premier vol ainsi que l’escale se passent très bien. L’avion pour Montréal, d’Air Canada est très impressionnant, immense, avec quatre sièges au milieu, et deux autres de chaque coté. On est très bien servis, nourriture, alcool, plusieurs tournées de thés et cafés, un magazine nous propose quelques achats détaxés que l’on peut faire à bord de l’avion, un caddie passe, mes voisins achèteront parfum et bijoux.

A l’atterrissage, je n’avais pas dormi durant ces huit heures de vol, trop excitée et anxieuse à la fois, c’est donc assez épuisée que je pose pieds sur le sol canadien. Passage réussi au service de l’immigration, j’avais tous les papiers nécessaires mais c’est assez impressionnant quand on vous demande les informations du passeport afin de vérifier si tout est en ordre et si on connaît effectivement les informations, j’ai eu peur de me tromper d’adresse avec tous mes déménagements, et que cela soit retenu contre moi. Avec la fatigue et le sentiment d’être un peu perdue, tout devient compliqué et ces formalités m’ont semblées durer des heures.
Je passe donc les douanes où mon sandwich est saisi. Puis je récupère mes bagages sans embûches, et sort de l’aéroport, assez émue par les retrouvailles des gens autour de moi, qui contrastent douloureusement avec ma solitude à ce moment précis.

Comme ma futur colocataire me l’avait conseillé, je prends l’option navette, plus économique et conviviale, pour me rendre vers mon nouveau logement que j’ai vraiment hâte de découvrir, persuadée que c’est un peu la clé du succès de cette expérience, ou, du moins, un bon début. La nuit tombe mais l’entrée sur la ville est impressionnante, des buildings et des grands immeubles avec escaliers de secours comme dans les films américains, genre Pretty Woman (excusez les références douteuses !).
Je prends ensuite un taxi, avec un immigré très sympa passionné de Napoléon et qui profite de mon origine française pour me poser des tas de questions sur son idole… je sèche en lui confiant que ça n’est pas vraiment mon personnage préféré et que je sais de lui le minimum c’est à dire déjà beaucoup moins que lui ! Puis avec tout ce trajet dans les jambes, Napoléon et Joséphine sont vraiment trop loin de mes pensées !
Je découvre ensuite mon habitat, le rez-de-chaussée d’une maison sur deux étages avec escalier extérieur, comme toutes celles de ma rue d’ailleurs.
Serrure et fenêtres à l’américaine (qui se lèvent). Ma chambre est petite mais confortable, l’appartement est grand et propre, décoré avec goût.
Un petit jardin à l’arrière avec barbecue présage de belles soirées estivales. Il est 20 heures, ma colocataire que je ne connais pas encore rentre à 22 heures, je voulais l’attendre, par politesse et curiosité, je n’y arrive pas et tombe dans un sommeil profond après une rapide douche et un yaourt !

Une touriste sans aucun doute!

Réveil matinal, à 6h, heure locale. Mes colocataires, dixit le mot à coté du téléphone, ne se lèvent qu’à 8h. Très gentiment, Catherine m’a laissé son ordinateur dans ma chambre, je pianote donc quelques e mails, pour patienter. L’heure tant attendue arrive et je fais donc la rencontre de mes colocs. Le premier contact est très chaleureux, je ne suis pas surprise car les mails et les attentions à mon arrivée laissaient entrevoir et pressentir une gentillesse certaine.
Ils, c’est à dire Catherine (une jolie petite femme brune de 30 ans, pétillante aux origines amérindiennes) et son copain, Simon (27 ans, l’air dans la lune mais très sociable et amusant malgré lui), dont elle porte l’enfant depuis trois mois, travaillent dans le milieu culturel, ils font des courts métrages.

Catherine et Simon

Elle est chargée de communication pour un festival, il travaille actuellement avec des SDF à qui il apprend à filmer, tout en faisant de la musique à coté. On fait rapidement connaissance autour d’un petit déjeuner local, notamment de la bouillie au sirop d’érable, je découvre le journal du coin, la Presse, déposé sur le pas de la porte tous les matins. Je suis un peu surprise de lire des articles sur le CPE en France, la suite de mon aventure me confirmera que le Québec porte beaucoup d’intérêt à nos actualités, beaucoup plus que nous à leur égard et ils se sentent vraiment comme nos cousins.

Je profite que Simon se rende au travail à pieds pour l’accompagner, et faire le tour du quartier en tentant de repérer le minimum vital, soit le chemin qui mène chez nous.
Facile, me dit il, que des rues parallèles et perpendiculaires, réparties autour de la Rue Saint Laurent, qui délimite l’est de l’ouest. Facile, tu repères la rue puis tu vois, selon ton bien sur parfait sens des points cardinaux, dans quelle direction tu vas. Facile. En fait les rues parcourent toute la ville, de long en large, ce qui fait que quand tu dois te rendre quelques part et que tu arrives dans la rue tu te dis ah bah c’est bon, alors que tu peux en avoir pour deux heures de marche pour arriver au bon numéro ! C’est traître, en plus une fois que ta rue est coupée par la fameuse rue St Laurent, et bah l’ordre des numéros change complètement ! Enfin tout ça je m’en suis rendue compte par la suite mais j’avais envie d’en parler ici !
Reprenons cette première matinée… On va boire un café, à emporter, comme dans les films américains, dans un gobelet avec un trou, qui garde au chaud, une sorte de verre pour bébé finalement, irrenversable. La banalité totale, l’extase pour moi. Simon ne pensait pas me faire un tel plaisir avec un petit café ! Café d’ailleurs excellent, vendeur sympa, avec Brassens en bruit de fond, pas trop dépaysée pour l’instant. A part le café à emporter !! Pourquoi on n’en a pas d’ailleurs ? C’est tout bête mais tellement pratique de siroter un café chaud le temps d’une ballade ?

Ensuite, je me suis encore un peu ridiculisée en croyant avoir aperçu quelques chose de rare : un écureuil dans un arbre. Erreur, il y en a partout. Il me le fait gentiment remarquer, on ne m’y prendra plus !

Je termine mon après midi a découvrir les rues, à l’aveugle sans nul autre objectif que de cerner cette ville et rencontrer des gens. L’occasion m’en est offerte devant la faculté UQAM où je discute un moment, en plein soleil avec un québécois de Québec venu assister à un séminaire sur les effets des changements climatiques. On débat, échange nos points de vue et nos clichés sur nos pays respectifs. On parle politique, CPE, musique… Il regrette que les importations musicales canadiennes ne soient représentatives de leur culture, et que ces produits commerciaux ne sont pas ce qu’il faut retenir du Québec. Je note, sur ses conseils, quelques artistes que je prendrai le temps de découvrir au fil de ces trois mois.
On se promène dans l’impressionnant campus, c’est la semaine du tourisme, il y a des concerts. Les discussions s’engagent très facilement, toute personne rencontrée me souhaite la bienvenue d’une façon sincère.
Je continue ma route, m’égare un peu et demande mon chemin à une fille qui m’accompagnera finalement jusqu’au pas de ma porte ce qui représente quand même une heure de marche au cours de laquelle on a pu bavarder (mais elle était un peu spéciale, elle m’a traîné dans une boutique ésotérique, me parlait de destin etc du coup elle m’a fait un peu peur et je ne l’ai plus jamais recontactée contrairement à ce que je lui avais dit !).
Je rentre et ressors illico suite à un e mail d’une connaissance lyonnaise, Samuel, me proposant d’aller boire une bière à Mont Royal, le quartier festif de la ville à dix minutes de chez moi. Je suis un peu fatiguée de ma journée de vadrouille mais accepte cette belle occasion d’apprendre sur la vie ici. Il me donne des conseils d’expatrié : les banques au meilleur taux de change, les bars ou les bières sont à 1$…
Je passe ma première vraie soirée seule, mes colocataires travaillant ailleurs mais j’en profite pour me coucher tôt assez affaiblie par le décalage horaire et les émotions de ce premier jour.

Mercredi 29 Mars : il est cinq heures, Océ s’éveille !

Je me réveille encore très tôt, trop tôt, à 5 heures. Je prends mon temps où plus justement essaie de le tuer du mieux que je peux, je range ma valise, écris quelques mails. L’après midi sera consacrée aux démarches administratives, assurances et numéro de travailleur. C’est assez long mais bien organisé, là encore, chaque interlocuteur me souhaite la bienvenue (ndlr : à ce moment là de l’histoire, je pensais encore qu’on me souhaitait bienvenue alors que ce n’est que ce n’est que le « de rien » québécois qu’on me rétorquait donc à chacun de mes mercis ! Quelle naïveté !).
La salle d’attente de la sécurité sociale est silencieuse, il faut dire que nos râleries françaises n’ont pas leur place ici, une affiche intitulée « tolérance zéro » (véridique) précise que la violence ou les haussements de ton n’ont pas de place ici. Un homme s’est un peu énervé, impatient, il a tout de suite été remercié et reconduit à la sortie !

Le soir nous allons « écouter » ( soit regarder à la télévision, je sais pas pourquoi ils disent écouter quand ils regardent la télé !) le match de Hockey, l’occasion de découvrir le fameux goaler français, Huet, star locale dont on m’avait déjà tant parlé. Le Canadien gagne in extremis, ouf, la soirée n’est pas gâchée !
J’en avais profité pour inviter le frère d’une amie, Cyril, ici depuis deux mois. Le fait de vivre entre français n’a pas facilité son immersion dans la culture québécoise et je me félicite d’autant plus de mon choix de vivre avec des Montréalais et de partager la vraie vie d’ici pendant ces trois mois.

Les jours suivants furent consacrés à la découverte de la ville. Le jeudi je passe la journée avec ma colocataire, je l’accompagne faire des prises de vues et interviews pour un film qu’elle monte pour les cinq ans du festival Jamais lu auquel elle participe, le principe étant que des comédiens lisent un texte, jamais lus, écris par des auteurs peu connus.
Nous rencontrons donc plusieurs comédiens, je l’assiste dans ses entrevues, l’occasion de découvrir la ville et les gens sous un angle original et agréable, toujours sous le soleil. L’après midi nous allons nous balader du côté du vieux Montréal, vers le port, un quartier très différents de celui ou j’habite, où vieilles bâtisses font du coude à d’immenses building. Je me promets d’y retourner prochainement avec appareil photo.

Le vendredi soir, j’accompagne mes deux colocataires à une soirée de courts métrages organisée par une de leurs amies. Plusieurs d’entre eux sont très intéressants, mais le problème est que beaucoup sont en allemand, sous titrés en anglais et que je peine à en cerner les subtilités…

Le samedi est décrété jour de mon anniversaire, puisque le lendemain, le jour J, je serai en partance pour Boston où j’ai décidé de profiter des quelques jours de vacances avant d’entamer mon stage au Bureau international des droits des enfants. Je prépare mon plat fétiche (poulet à l’ananas et au lait de coco) alors que Catherine a la délicate attention de m’offrir un joli bouquet de fleurs blanches tandis que Simon se charge d’acheter un délicieux gâteau poires-chocolat.

Nous bavardons toute la soirée, jouons de la guitare. Il écrit des chansons humoristiques chantées avec un accent québécois exagéré, je ne comprends pas toutes les références ou dictons mais sa voix est irrésistiblement drôle ! J’en profite aussi pour ouvrir les quelques cadeaux et lettres laissées par mes amis ou ma maman dans ma valise, cette soirée de 23 ans est très réussie et émouvante, je suis vraiment très touchée par les attentions et la sympathie de mes colocataires que je ne fréquente finalement que depuis quelques jours et qui font tout leur possible pour me rendre ce séjour agréable et pour que je me sente chez moi.

American Dream

Départ aux aurores le dimanche matin pour Boston. Huit heures de car, très agréables finalement car cela permet de découvrir de beaux paysages, notamment à travers le Vermont et de rencontrer des gens étonnants.
Je discute avec une femme du Gabon, qui paraît faussement avoir trente ans mais qui a des enfants étudiants, à Montréal, Boston, Aix en Provence… Elle va donc à leur rencontre à travers un long périple avant de prendre des vacances au Sénégal et au Maroc ! Ca va !!

Le passage aux douanes des USA prend un peu de temps, et c’est assez impressionnant d’avoir à justifier son séjour sur le sol de l’Oncle Sam, le contenu de ses bagages, et répondre à une éventuelle implication dans le régime nazi ou si on a l’intention de commettre des actes terroristes durant son séjour !! J'ai été tentée une seconde de blaguer, oui oui, je suis une grande terroriste en puissance mais svp laisser moi entrer, mais non en fait... Le tout dans un anglais hésitant face à un militaire antipathique et soupçonneux. En plus, pour ne pas renouveler la douloureuse expérience de mon sandwich confisqué aux douanes, j’avais englouti celui que je m’étais préparé dès que j’ai vu qu’on arrivait ! Il était a peu près 9h et cette boulimie sans appétit est très mal passée ! En plus la nourriture était, ici, autorisée mais bien sur je ne l’ai su qu’à ma dernière bouchée !
Mon passeport est en règle, je franchis donc la frontière et mets, pour la première fois de ma jeune vie, les pieds sur le territoire américain, non sans une certaine excitation. Le jour de mon anniversaire en plus, je trouve ça fun d’avoir passé mes 23 ans au Canada et aux USA !



L’arrivée à Boston me donne le vertige, à la découverte des buildings du quartier des affaires, nettement plus impressionnants que les déjà novateurs buildings de Montréal. Je me repère très difficilement, je demande mon chemin je suis en fait à trois stations de métro de mon auberge mais, assez chargée et fatiguée du transport, sans compter la bretelle de mon sac de voyage qui venait de rendre l’âme, je décide de ne pas y aller à pieds. L’arrivée dans l’auberge me comble de joie, un bel établissement, idéalement placé, propre. L’accueil est poli et sympathique, je comprends presque tout, ma chambre prévue pour six personnes est propre et je constate que pour l’instant, je suis seule.
Comme il n’était que 17 heures et que le soleil brillait, je décide de prendre une rapide douche et de partir à l’assaut du quartier sans perdre de temps, décidée à profiter de ces trois jours au maximum. Je monte en haut du plus élevé building de la ville, situé à deux rues de chez moi. 52 étages plus haut, la vue est magnifique, sous une lumière étincelante, je prends quelques photos mais ne m’attarde pas. Mon quartier, la Back Bay est très animé, plein de cafés (surtout la chaîne Starbuck présente à chaque coin de rue), de boutiques. De belles églises côtoient de beaux buildings dans lesquels elles se reflètent harmonieusement. Je me promène au feeling puis regagne l’hôtel à la tombée de la nuit, pas très rassurée seule dans une si grande ville, aussi sûre soit elle.



Je mange un hamburger à côté, très bon, avec fontaine de sodas à volonté… ce qui explique en partie des rondeurs américaines…
De retour à l’hôtel, je fais connaissance avec un jeune français, étudiant cette année à Toronto et ici pour le même séjour que moi avec une amie. Nous échangeons nos impressions sur le Canada, lui, très déçu par le non accueil des Torontais, moi enchantée par celui des québécois. Il me fait part du racisme mutuel entre québécois et canadiens, me contant que des fois, des canadiens se montrent odieux avant de réaliser qu’il n’est que français et de redevenir plus aimable. J’en prends note pour demander confirmation à mes colocataires en rentrant. Nous nous fixons rendez vous le lendemain soir pour dîner et sortir ensembles.

De retour dans ma chambre, je rencontre ma colocataire de quelques nuits, une turque dont j’ai oublié le prénom, étudiant à Vienne depuis quelques années et hésitant entre l’université de Colombia à New York et celle de Harvard, pour son master 2 en architecture… choix difficile mais prestigieux dans tous les cas !
Nous bavardions quand une troisième occupante est arrivée, très courte vêtue et l’air fatiguée. Une hollandaise… Nous nous couchons et peu de temps après avoir éteint la lumière elle se lève et rend tout son repas mais surtout ses trop nombreuses boissons alcoolisées sur le pas de la porte, coté intérieur bien sur ce qui fait que nous sommes contraintes de l’assister dans ce triste spectacle ! Après vingt bonnes minutes de supplices nous parvenons enfin à sortir de la chambre et nous retrouvons en petites tenues à l’accueil de l’hôtel sous les regards interrogateurs des noctambules encore en bas. Nous esquivons l’insistance d’une jeune homme nous proposons, l’œil brillant, de partager sa chambre et réclamons d’être relogées au plus vite. On nous propose une chambre de quatre, mieux, sans surplus. Il nous faut néanmoins regagner la chambre du drame pour récupérer nos affaires dans une hâte vitale. Cet épisode, ma soirée d’anniversaire rappelons le, se termine en fou rire dans une chambre de meilleur standing, pas si mal finalement !

Le lendemain je me lève tôt, profite du petit déjeuner offert : thé ou café, bagels, donnuts et muffins aux myrtilles, et part à l’aventure dans cette belle ville, dont les nombreux attraits vont s’offrir à moi au fil des heures. Du soleil, de beaux bâtiments, des gens très sympathiques (oui oui des américains !!) prêts à vous aider avec plaisir et curieux de savoir d’où vous venez etc… Je fais surtout le centre de la ville, les parcs, le quartier de bacon hill, le port, le quartier nord très différent, plus pauvre et délaissé mais plein de belles surprises. Je goûte à la fameuse soupe aux palourdes de la nouvelle Angleterre, très bon et nourrissante à moindre frais, avec crème et pommes de terres en dose américaine, XXL !
Un peu de shopping, beaucoup de marche, la ville s’y prête car elle est assez concentrée et donc accessible à pieds, avec un peu de courage.
Je retrouve mes français dans la soirée, nous dînons dans un bon restaurant de poissons, ou j’ai mis à peu près une heure à choisir mon plat parce qu’étant allergique à la morue (oui je suis allergique à la morue, non c’est pas banal oui c’est super marrant ahahah !!!!) j’avais du mal à trouver un plat ou il était certain qu’il n’y en avait pas !, puis nous allons au Wally’s un minuscule bar où des étudiants de la célèbre université de musique, Beckley, viennent jouer du jazz.



Jazzman du Wally's

Le mardi, le réveil est plus difficile mais je me motive et pars arpenter un autre quartier plus excentré, Cambridge, qui abrite la fameuse université Harvard. J’y vais à pieds, c’est joli mais un peu long, surtout sous une pluie battante. Le coin de Harvard est coquet, plus résidentiel. Le campus est immense, très beau mais il doit être pénible d’y être étudiant et de croiser une foule de touristes quand on passe rejoindre la salle d’examens ! Je me promène dans les couloirs, tachant de paraître une étudiante de là bas… L’ambiance est anormalement sérieuse et studieuse, les panneaux d’affichages qui contiennent les projets de soirées chez nous, sont plein de propositions de cours de yoga et de relaxation ! Le prestige à un prix (pas seulement financier mais l’inscription coûte quand même 30 000 $§) et ces années d’études ne doivent pas être amusantes, je ne regrette pas ma plus modeste formation qui m’a cependant permis de profiter de ma jeunesse et d’une vie sociale bien riche et animée !
Je mange, par hasard et donc par chance, dans le meilleur restaurant de hamburgers de la ville et du pays ! Chez Mr Beckley. Je suis sceptique… à tort, un vrai délice, rien à voir avec nos chaînes de hamburgers. Le steack est quadruple, le pain est très fin, plus comme une crêpe, et le tout cuisiné, avec sauce au miel et légume frais, fromage goûteux. Je suis très agréablement surprise et félicite mon instinct qui m’avait poussé dans ce lieu sans prétention, à la décoration américaine (Elvis, des portraits de présidents, coca cola etc…).



Je me re promène dans le quartier des affaires puis rentre attendre mes « amis » français pour une nouvelle soirée. Nous sommes rejoins par d’autres amis à eux, de Toronto aussi et nous retournons dans notre bar à jazz de la veille, enchantés par la musique et l’ambiance de ce lieu, véritable institution à Boston.
Au fait, au Canada on dit Boston et pas Bostone… c’est ridicule et super moche mais refus de l’anglicisation oblige… mais je soulève le paradoxe en rétorquant à Simon qu’ils disent bien Washingtonee comme nous et pas Wa shin ton… mais bon en tout cas c’est Boston sans l’accent !!

De retour à Montréal le mercredi afin de débuter mon stage le lendemain, je regrette de devoir quitter cette ville si paisible et pleine de beautés si précipitamment, mais je repars les yeux comblés et m’autofélicite d’être venue découvrir Boston, j’aurai vraiment manqué un beau spectacle.

Un stage de princesse et un week end à Ottawa

Le stage

Après avoir passé la soirée à raconter mon séjour à mes colocataires, finalement contente de les retrouver et de rentrer chez moi, je me lève pour me rendre sur les lieux de ce stage si attendu auquel je pense depuis octobre, date à laquelle j’ai postulé.
La rencontre avec mon maître de stage ne me surprend pas, sa gentillesse transparaissant à travers ses mails. Je découvre des locaux très bien décorés, très propres et spacieux, mon imaginaire ne s’attendait pas à un tel look de la part d’une ONG. Je rencontre brièvement les personnes de l’équipe présentes, dont quelques stagiaires qui semblent sympathiques. Il me parle du Bureau, ses actions, ses projets, et plus précisément mes missions durant ces trois mois, je suis satisfaite même si j’ai beaucoup d’informations à emmagasiner, car il part en vacances pour quinze jours et veut que je puisse être autonome les premiers temps. La participation financière à ma carte de transport et aux repas me ravit, les emplettes bostoniennes ayant un peu gelé mon budget !
Je déjeune rapidement avec des stagiaires puis repars chez moi, le cœur léger à l’annonce d’une bonne nouvelle : je ne travaillerai jamais le vendredi, ce qui me présage d’autres beaux week end d’aventures, perspective qui m’enchante !

Le vendredi soir, je suis allée à une soirée Kino, un mouvement qui présente les courts métrages, et auquel Catherine appartient, c’est d’ailleurs grâce à Kino qu’elle a pu se rendre en Europe, notamment au festival des courts métrages de Lyon, plusieurs fois. La soirée est très sympa, quelques très bon films le tout dans une ambiance festive avec une animatrice québécoise super drôle qui fait un véritable one woman show entre deux projections.
Le samedi, comme il fait très beau, je pars escalader le Mont Royal, montagne au milieu de la ville qui fait la fierté des habitants. D’ailleurs au début je l’appelais la colline (car s’en est une !!), mais ma coloc m’a conseillé de revoir mon vocabulaire si je voulais me faire des amis ici ! Bref, c’était assez haut finalement j’ai mis un bon moment à grimper au sommet mais ça m’a fait du bien un peu de nature car finalement depuis mon arrivée j’avais arpenté les rues mais j’étais en manque de verdure. Je me suis faite coursée par deux écureuils, qui se ruaient entre mes jambes, j’étais pas très rassurée, depuis que les québécois m’ont dit «pfff les écureuils c’est que des rats avec une grande queue », je les aime beaucoup moins qu’avant et j’avais donc hâte que ces rats cessent de me monter sur les pieds !
La vue du haut de l’immense montagne ( !) est super belle et vaut l’effort de l’escalade.

Le samedi soir, j’accompagne mes colocs à un festival de Contes auquel ils participent, le festival de bouche à oreille. Le principe : huit conteurs racontent des légendes urbaines du Québec, et simultanément des musiciens les accompagnent tandis que des courts métrages sont diffusés comme décors. Mais aucun des trois acteurs (musicien, conteur, vidéaste) n’a travaillé en concertation, et l’enjeu est que, au final, le résultat soit quand même harmonieux… Cath et Simon avaient chacun réalisé un court métrage, je suis donc allée les encourager, et puis c’était l’occasion d’entendre des légendes d’ici, soirée typique qui a satisfait ma soif d’en apprendre toujours plus sur ce pays d’accueil, que je commence à aimer chaque jour un peu plus, et dont, comme dans chaque histoire d’amour qui commence, je ne vois aucun défaut !
Le dimanche je suis allée avec des français (Cyril, le frère de Bérengère et ses colocs Gilles et Laetitia que je n’avais pas encore rencontrés), voir l’exposition de papillons au jardin botanique de la ville, y avait de monde mais de super belles orchidées et puis les papillons en liberté c’était vraiment joli aussi. L’occasion de tester le mode gros plan de mon nouvel appareil photo numérique dont je ne me lasse pas et qui m’accompagne partout !

Le lundi 10 avril débute ma première vraie semaine de stage. Je suis enthousiaste et j’ai hâte de me mettre au boulot, même si le réveil est un peu dur, je commençais justement à retrouver mon rythme de sommeil habituel… couche tard lève tard ! Juste quand les vacances prennent fin c’est quand même balaud !!!
Le vendredi d’avant, une stagiaire avait parlé d’une pièce de théâtre sur la traite, un des thèmes sur lequel le Bureau travaille. J’avais donc proposer d’y assister avec Catherine (une autre, pas ma coloc mais une collègue de travail) afin de faire un communiqué reliant cette pièce à nos actions, selon un angle d’approche original. Le lundi on est donc parties en voiture à Saint Hyacinthe, un village à une heure de Montréal, rencontrer le metteur en scène et directeur du théâtre Parminou qui fait des pièces engagées autour de thèmes de société ; puis assister à la fameuse pièce inter active qui était géniale ! On a mangé avec les comédiens, c’était marrant et puis surtout c’était pris sur mon temps de travail et je préfère aller au resto avec une troupe de théâtre que travailler seule dans un bureau !

Le reste de la semaine je prends mes marques au bureau, commence à m’organiser à planifier mes missions. Tous les matins le gars de la sécurité à l’entrée m’appelle Ocianna, ça le fait beaucoup rire ; moi sourire au début mais après 10 reprises… en même temps je vais devoir m’y faire je pense que ça va durer trois mois !! Ah oui parce qu’il faut un badge pour entrer dans nos locaux, et il vérifie à l’entrée car les mêmes bâtiments ou nous logeons, prêtés par les Sœurs grises (je frôle le fou rire à chaque fois qu’on me parle de ces sœurs grises, je sais pas pourquoi mais ce nom me fait penser à des souris de dessin animé qui seraient habillées en bonnes sœurs !!!) abritent aussi des femmes toxico en desintoxe et des femmes battues à l’étage du dessous…donc l’entrée est très contrôlée.
Jeudi, Catherine a eu sa première visite médicale qui a confirmé sa grossesse même s’il n’y avait aucun doute là dessus, et on décide donc de fêter ça le soir en allant manger ma première poutine chez Patati patata, un resto minuscule mais super bon, puis on a finit la soirée dans un bar sportif devant un match de Hockey décisif pour notre éventuelle participation aux séries ! Quel stress, même pour moi qui m’y suis mise à fond et suis les matchs avec autant d’attention qu’eux. Le Canadien, c’est vraiment une institution ici, tous les matins ya leur classement en première page des journaux… Bref, bonne petite soirée entre filles !

Fin de semaine de Pâques à Ottawa

A la fin de cette première semaine de stage, je décide de partir trois jours à Ottawa, mes colocs se rendant dans leurs familles pour Pâques, je trouvais ça dommage de rester seule à la maison et préfère donc en profiter pour une nouvelle excursion.
Je décolle en bus le vendredi matin, c’est rapide, deux heures, puis vraiment pratique le bus ici, tu n’as pas besoin d’acheter un ticket daté, t’y va quand tu veux, vive la liberté et l’improvisation !
Sur les conseils de Ludo, expatrié au Canada l’an dernier, j’ai réservé deux nuits dans une ancienne prison reconvertie en hôtel. Reconvertie mais intact, des cellules avec barreaux à la porte comme chambre, des portes avec codes partout… Etonnant, amusant mais à très petite dose ! Un peu effrayant quand même surtout la visite mémorable du couloir de la mort désert en pleine nuit avec une japonaise et une australienne, couloir sordide ou on est restées coincées quelques minutes avant de trouver une autre porte de sortie !!


Ottawa c’est très joli, surtout qu’une fois de plus, je suis vraiment chanceuse, il a fait un temps magnifique et ça joue beaucoup dans l’appréciation d’une ville.
J’ai visité le parlement,

fait un super musée à Hull, des civilisations, avec toute l’histoire passionnante des amérindiens, et celle du Canada enfin vraiment super musée pas du tout ennuyeux ! L’ambiance de la ville était sympa, plein de marchés, de gens dans les rues, des sculptures et des parcs partout, des galeries d’art… Sympa mais pas renversant, je reste pour l’instant fidèle à Boston mais je suis contente d’avoir visité la capitale de mon pays d’accueil.

La bibliothèque du Parlement

Jme suis sucrée lbec!

Lundi de Pâques, je pars pour une cabane à sucre, car la période de la tire d’érable et les repas traditionnels qui l’accompagnent s’achève ce weekend et je ne veux pas manquer cette expérience typique !
Le chemin est un peu long, presque deux heures de transports en commun mais ça vaut le coup : repas terrible à volonté avec oreilles de cochons, soupe aux pois, fèves au lard, patates, charcuterie, omelette, le tout arrosé de sirop d’érable et puis crêpes et tartes à l’érable ! Un régal le tout dans une ambiance bon enfant sur des grandes tablées et nappes à carreaux rouges ! Du coup j’ai pas eu d’œufs de Pâques mais je me suis rattrapée !!



Ensuite, entassés dans une grande calèche on est allés sur le lieux de la tire de l’érable, et on a goûté la fameuse sucette d’érable chaud sur la glace, expérience qui fut un cuisant échec pour moi, j’en avais partout sur mes vêtements et puis après le repas gargantuesque que je venais d’avaler, cette ultime douceur est mal passée et même le lendemain, je n’ai rien pu manger ! Une espèce de crise de foi sans chocolat, faut le faire !
Mais ce fut une belle journée, ou j’ai touché de près la vraie culture québécoise, à l’abris des touristes !



Enfin, cette troisième semaine s’est très bien passée, tant au stage ou j’ai eu beaucoup de compliments par mon boss sur mon travail accompli durant son absence, même l’ébauche d’une éventualité d’embauche par la suite mais qui est vraiment pas fait donc ne vendons pas la peau de l’ours polaire avant… En tout cas ces félicitations sont bonnes pour le moral et me boostent pour encore plus d’implication au travail ! Je suis allée voir une nouvelle pièce de théâtre sur l’exploitation sexuelle des mineurs par les gangs de rues, destinée aux enfants, c’était très instructif, notamment en étudiant leurs réactions.
J’ai passé deux soirées au festival de théâtre de Catherine qui a commencé, vendredi je suis allée prendre le soleil au parc jean Drapeau d’où la vue de Montréal est magique,


j’ai passé un moment avec un SDF là bas qui m’a présenté son copain le raton laveur, ‘ bandit’ c’était surréaliste comme journée!

Bandit!

Puis je suis allée au Biodome de Montréal samedi, c’est un zoo sous une sphère, avec reconstitution des climats etc… pas mal du tout, et puis hier soir re festival de théâtre et aujourd’hui, dimanche 23 avril, j’ai passé l’après midi avec Simon et ses amis qui répétaient , et puis cinéma… Un film transcendant, poignant, bouleversant, je suis encore sous le choc, rarement autant pleuré et tremblé pendant un film, ça s’appelle Un dimanche à Kigali, pendant le génocide au Rwanda… le tout sur une histoire d’amour magnifique et pas mielleuse, c’est un film québécois j’espère qu’il viendra vite jusqu’à vous, en même temps c’est tellement horrible et beau que je sais pas si faut le voir ou pas… Au pire ya le bouquin, c’est Un dimanche à la piscine à Kigali, il doit être pas mal aussi…

Voilà pour ce résumé assez long d’un mois de vie ici, ça passe si vite et en même temps j’ai fait beaucoup de choses, dont énormément de « premières fois » et j’ai l’impression d’être là depuis beaucoup plus, depuis toujours peut être même tant tout me semble naturel…
Bises à vous !

21 avril 2006

Récapitulatif

Salut les bloggés!

Comment ca va ??
Bon, après trois semaines écoulées depuis mon départ le temps est venu de faire un petit bilan de cette aventure quebecoise!
En trois mots : que du bon!
Meme en cherchant bien je ne trouverai rien de negatif durant ces trois semaines, meme la météo est de mon coté, auj c etait l été, ils ont jamais vu ca ici on est en avance d un mois! Les gens sont formidables, gentils, toujours prets a t aider et sans rien attendre en retour, la cohabitation culturelle, religieuse, generationnelle etc se fait sans probleme, c est d une paisiblité incroyable, on est dans une grosse ville mais y a pas un bruit, pas un klaxon, pas un mot plus haut que l autre, pas une seule sonnerie de 'cellulaire' (faut dire que le telephone inter urbain est gratuit ici dc ya des cabines partout et t as vraiment pas besoin d un portable)... ca a l air paradisiaque hein et bah oui c est vraiment comme ca, venez vous en assurer qd vous voulez! Du coup meme la routine quotidienne genre le metro, le travail, les courses etc bah tout ca se fait dans la bonne humeur et dans la joie, tout est simple ici!

Niveau ecolo on a pas mal de lecon a prendre aussi ici tout le monde trie les dechets et c est pas compliqué du tout, c est pour ca que tout le monde s y colle. En fait chaque maison a des gros bacs verts dans lesquels tu mets tout sauf les aliments dc conserves, verre, journaux enfin tout ! Et tous les mercredi, toute la ville pose ses bacs devant sa porte et ils sont ramassés! C est super bien organisé! Pareil pour le journal gratuit Metro et bah dans le metro justement, ya des poubelles expres pour le journal pour le recycler aussi!

Puis c est pas la meme mentalité du tout que chez nous, au travail par exemple ils savent que t as une vie a coté et ils te facilitent la vie, se mettent en quatre pour t arranger, si tu veux un jour de congé pour voyager ils sont tout content pour toi!
J en passe et des meilleures : tu peux amener ta bouteille de vin au resto si t es fauché, ya des tas de supers petits festivals niveau culturel ca bouge bcp, plein de bonnes choses a manger, les cafes a emporter jmen suis toujours pas lassée tant c est pratique de siroter ton cafe sur la route du travail qd t as pas eu le temps d en prendre un a la maison...

Le seul truc qui me gave un peu, s il faut trouver une critique, c est toujours le meme sujet de conversation qui arrive qd on apprend que je suis francaise : qu est ce que tu penses des gens dans la rue en France ? (en reference au CPE), c est hallucinant franchement ca doit faire trente fois q on m en parle y compris a Boston et Ottawa. En deuxieme position arrive les relations franco etasuniennes. A Ottawa on m a dit 'tu sais que les americains vous appellent les freedom fries' (en reference aux french fries) depuis la guerre en Iraq ?! Non jsavais pas...A choisir, 'les fromages qui puent' je trouve ca plus drole mais bon!

Voila! Tout ca pour dire que Montreal est une ville geniale avec une qualité de vie et une zenitude incomparables, on se rend pas compte en france a quel point on est stressé et agressé tout le temps, sans parler d insecurité (mais ici tu peux te balader la nuit sans soucis et au cas ou, les bus de nuit te deposent ou tu veux entre les arrets pour plus de sureté qd t es une fille seule!!), les petites agressions verbales, les gens qui te bousculent, tout est compliqué chez nous. Quand t y reflechis tous les jours il t arrive une petite situation d angoisse, de nervosité, de danger...
Apres la france est un chouette pays mais le fait d aller voir ailleurs prouve que ca pourrait etre tellement mieux et q on est pas forcement sur la bonne voie... Mais je prends note de tout le bon d ici pour mon futur programme de politicienne en France! Segolene peut s acccrocher, j arrive!!
Bises

20 avril 2006

Miracle!

Bonjour!
Après une petite absence due au fait que je ne me souvenais pas de mon nom d utilisatrice et etais donc dans l incapacité de réalimenter ce magnifique blog, la mémoire m est revenue et je peux donc, de nouveau, vous raconter mes aventures ici et eviter par la meme la saturation de vos boites perso!
Je fais un essai avec ce petit message et si ca marche promis je reviens tres vite!
Bisous

01 avril 2006

Bonjour!

Je me suis dit que si tout le monde se créait un blog c etait pas seulement pour le style mais c est peut etre bien pratique... Je me lance donc aussi au moins pour raconter mes aventures quebecoises durant ces trois mois entamés il y a moins d une semaine. Les niaiseries ce sont des betises ici, histoire de donner le ton de ce blog qui ne sera pas forcément serieux et conventionnel alors vous pouvez vous lachez dans les commentaires, faites comme chez vous!!

C est ma premiére "fin de semaine" ici, bien que, comme étant en vacances, ça ne fait pas de grande différence.
Ce soir je vais fêter mon anniversaire avec mes colocs, c est demain en vrai mais je serai en route pour Boston pour quelques jours d'american way of life avant de revenir à ma douceur quebecoise.

Tout se passe pour le mieux, hier soir j ai fait ma premiére party chez des quebecois, la soeur de catherine, ma coloc, qui fetait son anniversaire. C était une soirée vin et fromage (un concept à importer, sauf peut etre pour les rapprochements de fin de soirées!) et contrairement à mes préjugés honteux, le vin était délicieux et les fromages un vrai régal! Dommage que ce maudit décalage horaire m ai fait m autistiser des 23 heures! Il y avait meme un français ici depuis douze ans! Et encore une fois de la tres bonne musique, Isabelle boulay et Luc Plamandon sont reservés à l exportation mais je vous rapporterai un florilége des meilleurs chanteurs d ici, ya vraiment de belles choses, peut etre en mettrai je meme sur ce blog... N allons pas trop vite, je vais deja essayer de publier ce message!
Plein de becs à vous tous