Cap d'aller jusqu'au bout??
Petit préambule explicatif nécessaire :
Comme votre sens de l’observation vous l’aura fait remarquer, il y a une grosse coupure sur ce blog, certainement insoutenable pour ceux qui voulaient me suivre au quotidien…
Mais par chance, je tiens mon journal donc, je joins mes aventures depuis mon arrivée jusqu’à aujourd’hui. Evidemment tout d’un coup ça fait beaucoup mais rien de vous oblige à tout lire, mais si vous le souhaitez au moins c’est possible ! Puis je vois pas pourquoi je me justifie après tout c’est mon blog à moi alors j’y colle des pavés si j’en ai envie !!!
Du coup cette page c’est le début, donc depuis mon arrivée le 27 mars, puis celles du dessous c’est la suite et celles de dessus c’est maintenant et à venir ! C’est simple ! Bonne lecture !!!
Le départ : j’ai peur mais je fonce !
(lundi 27 Mars 2006)
Tout va très vite finalement et on n’a pas beaucoup de temps pour paniquer ni même réfléchir durant les préparatifs. Puis le jour J arrive, le départ pour l’aéroport le cœur serré et la gorge nouée.
Le pire, ce sont les deux heures qui suivent l’enregistrement des bagages et qui précèdent l’embarquement. On est partagé entre l’envie qu’elles s’éternisent pour profiter de mes parents présents et pour retarder le grand saut, en même temps on a hâte d’abréger cette situation inconfortable et d’en venir au concret, de se lancer pour de bon.

Mes parents, un poil tendus avant mon départ!
Ma bombe lacrymogène, dans mon sac à main comme à son habitude, sera confisquée au départ, mon sandwich-rillettes lui, pris en otage par les douanes à l’arrivée…
Je pleure un peu en attendant de monter dans l’avion mais moins que je ne l’aurai pensé finalement, je deviens presque grande, puis je me retrouve assise à côté d’une gentille grand mère partie voir ses petits enfants canadiens. Elle fera donc le même voyage que moi, ce qui me rassure un peu pour mon escale trop courte à Munich (40 minutes) que je redoute depuis que j’ai acheté mes billets un peu trop précipitamment sur internet.
Ce premier vol ainsi que l’escale se passent très bien. L’avion pour Montréal, d’Air Canada est très impressionnant, immense, avec quatre sièges au milieu, et deux autres de chaque coté. On est très bien servis, nourriture, alcool, plusieurs tournées de thés et cafés, un magazine nous propose quelques achats détaxés que l’on peut faire à bord de l’avion, un caddie passe, mes voisins achèteront parfum et bijoux.
A l’atterrissage, je n’avais pas dormi durant ces huit heures de vol, trop excitée et anxieuse à la fois, c’est donc assez épuisée que je pose pieds sur le sol canadien. Passage réussi au service de l’immigration, j’avais tous les papiers nécessaires mais c’est assez impressionnant quand on vous demande les informations du passeport afin de vérifier si tout est en ordre et si on connaît effectivement les informations, j’ai eu peur de me tromper d’adresse avec tous mes déménagements, et que cela soit retenu contre moi. Avec la fatigue et le sentiment d’être un peu perdue, tout devient compliqué et ces formalités m’ont semblées durer des heures.
Je passe donc les douanes où mon sandwich est saisi. Puis je récupère mes bagages sans embûches, et sort de l’aéroport, assez émue par les retrouvailles des gens autour de moi, qui contrastent douloureusement avec ma solitude à ce moment précis.
Comme ma futur colocataire me l’avait conseillé, je prends l’option navette, plus économique et conviviale, pour me rendre vers mon nouveau logement que j’ai vraiment hâte de découvrir, persuadée que c’est un peu la clé du succès de cette expérience, ou, du moins, un bon début. La nuit tombe mais l’entrée sur la ville est impressionnante, des buildings et des grands immeubles avec escaliers de secours comme dans les films américains, genre Pretty Woman (excusez les références douteuses !).
Je prends ensuite un taxi, avec un immigré très sympa passionné de Napoléon et qui profite de mon origine française pour me poser des tas de questions sur son idole… je sèche en lui confiant que ça n’est pas vraiment mon personnage préféré et que je sais de lui le minimum c’est à dire déjà beaucoup moins que lui ! Puis avec tout ce trajet dans les jambes, Napoléon et Joséphine sont vraiment trop loin de mes pensées !
Je découvre ensuite mon habitat, le rez-de-chaussée d’une maison sur deux étages avec escalier extérieur, comme toutes celles de ma rue d’ailleurs.
Serrure et fenêtres à l’américaine (qui se lèvent). Ma chambre est petite mais confortable, l’appartement est grand et propre, décoré avec goût.
Un petit jardin à l’arrière avec barbecue présage de belles soirées estivales. Il est 20 heures, ma colocataire que je ne connais pas encore rentre à 22 heures, je voulais l’attendre, par politesse et curiosité, je n’y arrive pas et tombe dans un sommeil profond après une rapide douche et un yaourt !

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